ON IRA

( Jean Jacques Goldman )

On partira de nuit, l'heure où l'on doute
Que demain revienne encore,
Loin des villes soumises, on suivra l'autoroute
Ensuite on perdra tous les nords.

On laissera nos clés, nos cartes et nos codes,
Prisons pour nous retenir,
Tous ces gens qu'on voit vivre comme s'ils ignoraient
Qu'un jour il faudra mourir.

Et qui se font surprendre au soir…

Oh belle, on ira
On partira toi et moi, où? je sais pas.
Y a que les routes qui sont belles
Et peu importe où elles mènent.
Oh belle, on ira, on suivra les étoiles et les chercheurs d'or
Si on en trouve, on cherchera encore.

On n'échappe à rien pas même à ses fuites
Quand on se pose on est mort.
Oh j'ai tant obéi, si peu choisi petite
Et le temps perdu me dévore.

On prendre les froids, les brûlures en face,
On interdira les tiédeurs.
Des fumées, des alcools et des calmants cuirasses
Qui nous a volé nos douleurs,
La vérité nous fera plus peur.

Oh belle, on ira
On partira toi et moi, où? je sais pas.
Y a que des routes qui tremblent
Les destinations se ressemblent.
Oh belle, tu verras
On suivra les étoiles et les chercheurs d'or,
On s'arrêtera jamais dans les ports.

Belle, on ira
Et l'ombre ne nous rattrapera peut-être pas.
On ne changera pas le monde
Mais il nous changera pas.
Ma belle, tiens mon bras
On sera des milliers dans ce cas, tu verras,
Et même si tout est joué d'avance, on ira, on ira.

Même si tout est joué d'avance
A côté de moi,
Tu sais, y a que les routes qui sont belles
Et crois-moi, on partira, tu verras
Si tu me crois, belle
Si tu me crois, belle
Un jour on partira
Si tu me crois, belle
Un jour…