IL SUFFIRA D'UN SIGNE

(Jean Jacques Goldman)

Il suffira d'un signe, un matin...
Un matin tout tranquille et serein...
Quelque chose d'infime, c'est certain
C'est écrit dans nos livres, en latin...

Déchirées nos guenilles de vauriens
Les fers à nos chevilles, loin bien loin...
Tu ris mais sois tranquille, un matin
J'aurai tout ce qui brille, dans mes mains...

Regarde ma vie, tu la vois face à face
Dis-moi ton avis, que veux-tu que j'y fasse ?
Nous n'avons plus que ça au bout de notre impasse
Le moment viendra où tout changera de place...

L'acier qui nous mutile, du satin
Nos blessures inutiles au lointain
Nous ferons de nos grilles, des chemins
Nous changerons nos villes, en jardins...

Et tu verras que les filles oh oui tu verras bien
Auront les yeux qui brillent ce matin...
Plus de faim, de fatigue, des festins,
De miel et de vanille et de vin...