LE BALLET
( Céline Dion )

Ça t'arrive sans crier gare
Au milieu d'une heure incolore.
Un geste, une odeur, un regard
Qui comme déchire ton décor.
Tout à coup ce cœur qui t'avait presque oublié,
Se pointe à ta porte et se remet à cogner.

Attention, le ballet va commencer…

Tu comprends pas trop c'qui t'arrive,
Tu crois d'abord à une erreur.
Tu l'évites et lui te devine,
Entre le désir et la peur.
Tu t'entends lui dire des phrases sans aucun sens,
Qu'importe, les mots n'ont plus la moindre importance.

Car le ballet a commencé…

Il met ses plus beaux atours et du miel sur sa voix,
Toi tu te fais velours et tes bijoux brillent sur toi.
Il te dit poèmes et rêves et lointains voyages.
Tu réponds Florence, peinture, impeccables images.

Dames et cavaliers, avancez…

Un coup d'œil à son dos, ses hanches, quand s'efface le galantin.
Un regard quand elle se penche et laisse deviner un sein.
Elle sait déjà ses mains, les contours de sa bouche,
Le cambré de ses reins, qu'elle a noté en douce.

Car le ballet va s'animer…

Il a su les codes et donné les bons mots de passe,
Encore un peu d'alcool et que tombent les cuirasses.
Livrées les clés des corps enfin les peaux s'embrassent,
Et le temps s'arrête tant que dure la grâce.

Car le ballet, est bientôt terminé…

Et la vraie vie, va commencer
Et oui, la vraie vie.