PETIT HOMME MORT AU COMBAT
( Daniel Balavoine )

Etendu
Noyé de poussière,
Un enfant fixe le néant.
Le front humide entouré d'un turban
Qui dit que Dieu est grand…

Dans son dos
Mouillé de sueur,
On peut voir qu'il n'a pas eu le temps,
De comprendre d'où venait la douleur
Qui vrille ses tympans.

Petit homme mort au combat
Qui a pu guider ses pas.
Ivre de prières,
Rythmées pas le glas.

Petit homme mort au combat
Quel Dieu a pu vouloir ça.
Qui peut être fier
De tant de dégâts.

Et en moi
L'étau se resserre.
Quand je vois défiler ces enfants,
Aveuglés par des hommes aux vœux pervers
Aux hymnes délirants.
Au delà de toutes frontières
Il faut dire à tout esprit naissant,
Qu'aucune cause ne vaudra jamais
La mort d'un innocent.

Petit homme mort au combat
Qui a pu guider ses pas
Ivre de prières
Rythmées pas le glas.

Devant ces feux
De haine
De terre
De sang,
J'espère un peu, quand même
Oh,
Que l'homme comprenne
Que l'enfant ne sait pas à quoi il consent.

Petit homme mort au combat
Qui a pu guider ses pas.
Ivre de prières
Rythmées pas le glas.

Petit homme mort au combat
Quel Dieu a pu vouloir ça
Qui peut être fier
De tant de dégâts.